Miam des carottes

Les carottes doivent leurs bénéfices santé à leur richesse en caroténoïdes, vitamine A et en fibres.

Les caroténoïdes sont capables de neutraliser les radicaux libres qui sont des molécules réactives qui seraient impliquées dans l’apparition de certains cancers, de maladies cardiovasculaires et de maladies liées au vieillissement, comme les cataractes. 
La caractéristique essentielle de la carotte étant sa très grande richesse en provitamine A (carotène). Parmi les 600 caroténoïdes existant sur terre, les principaux retrouvés dans la carotte (crue, cuite ou jus) sont le bêta-carotène, la lutéine et la zéaxanthine.

Des travaux menés conjointement par une équipe de recherche de l'Université du Sud Danemark en coopération avec l'Institut Danois des Sciences Agronomiques et l'Université de Newcastle (Royaume-uni) montrent que la carotte présente un potentiel anticancérigène particulier grâce au falcarinol. Alors que les spécialistes pensaient que c'était le bêta-carotène qui avait un effet inhibiteur sur le cancer du côlon, l'étude a montré qu'il s'agit en fait d'un antifongique que la carotte sécrète : le falcarinol. 

Le falcarinol est un antifongique que la carotte sécrète pour se protéger de certaines agressions, il empêche notamment l'apparition de certaines tâches noires lors de sa conservation. On connaît encore peu de choses sur la teneur en falcarinol des carottes, elle dépend probablement de la variété, ainsi que des conditions de culture.

Des études ont constaté que de fortes consommations de fruits et légumes, riches en caroténoïdes antioxydants, étaient associées à un plus faible risque d’attaque cérébrale ischémique. Des chercheurs ont analysé...les résultats ont montré que les hommes consommant les quantités les plus élevées d’alpha-carotène avaient 41 % moins de risque de faire une congestion cérébrale que ceux qui en consommaient les plus faibles quantités. 

Cependant une supplémentation en bêta-carotène n’a aucune incidence sur le risque d’attaque cérébrale ischémique. Cet élément n’agit donc pas seul.

Plus la présence d’alpha et de bêta-carotène est importante dans le sang d’un individu, moins le risque de développer une cataracte est important (respectivement 50 et 30% moins de risque). Il en va de même pour les gros consommateurs de lutéine (50% moins de risque de développer une cataracte capsulaire) et de zéaxanthine, des composés présents entre autres dans la carotte.

La carotte possède une action favorable sur le taux du cholestérol sanguin. Selon une étude américaine, l'enrichissement de l'alimentation avec 200 g de carottes crues, chaque jour, peut faire chuter de 11 % le taux du cholestérol. Des auteurs ont avancé que l’apport simultané de fibres (et en particulier des pectines, qui « séquestrent » les sels biliaires et les acides gras) et de caroténoïdes, tous deux présents dans la carotte, pourrait optimiser l’effet protecteur de ce légume.

Les caroténoïdes améliorent la protection de la peau contre les coups de soleil. Des études sur l’homme ont démontré qu’ils réduisent l’action immunosuppressive des rayonnements ultraviolets. 

Le bêta-carotène et d’autres caroténoïdes diminuent les effets agressifs du soleil sur la peau, en bloquant partiellement les radicaux libres issus des rayons ultra-violets : l’apparition du coup de soleil est retardée, et son intensité plus faible. Sur le plan biologique, le rayonnement solaire fait d’ailleurs baisser les concentrations tissulaires et plasmatiques en bêta-carotène et autres caroténoïdes. Il est donc judicieux de consommer en été des fruits et légumes riches en caroténoïdes (carottes, épinards, fruits jaunes), ...

Intéressante pendant la grossesse, la carotte intervient aussi sur le bon état de la peau et des muqueuses, ainsi que dans la vision crépusculaire, grâce à sa forte concentration en provitamine A. Le besoin en vitamine A et en provitamine A est augmenté chez les femmes enceintes, les utilisatrices de contraceptifs, les fumeurs, et lors de certains traitements médicamenteux.

La carotte, du fait de l'abondance et de l'originalité de ses fibres, peut régulariser efficacement le transit intestinal. En cas de paresse intestinale, elle permet de lutter contre la tendance à la constipation, en apportant dans l'alimentation un complément de fibres particulièrement bien tolérées. Mais, paradoxalement, elle est également efficace dans des cas de diarrhée : la soupe de carottes, ou la purée de carottes, sont alors classiquement utilisées. En effet les fibres de la carotte possèdent un fort pouvoir de rétention d'eau et améliorent la consistance des selles.

Pour la diarrhée des bébés, mixer environ 500 g de carotte et remplacer la moitié du biberon par la même dose de jus (on peut faire des soupes de carottes et de riz, ou de la crème de carotte au tapioca). Pour la constipation, faire plutôt une soupe de carottes simple et peu épaisse.

La carotte est l’un des tout premiers légumes proposés aux bébés lors de la diversification alimentaire. La première rencontre avec la carotte se fait généralement à partir de l'âge de 6 mois. Ce légume est très riche en calcium, en phosphore et surtout en carotène (transformé en vitamine A par l'organisme). Elle fait en général le bonheur des tout-petits pour son goût assez sucré et sa couleur chatoyante. La dose recommandée est de 50 à 100 g pour un seul repas pour un bébé de 5/6 mois et de 150 à 250 g pour deux repas par jour et pour des bébés de 6 à 12 mois.

Bon appétit !